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jeudi 5 décembre 2024

Gothic lolita life #3 : lifestyle et daily lolita fail

 

Le lifestyle lolita est quelque chose d'assez peu répandu et pas des plus évident par certains aspects. J'avais donc envie de revenir là dessus car étant verser dans cette partie du lolita c'est une chose assez rare.  Et pour cause ça ne parle pas à tout le monde et est un peu stéréotypé aussi. On a souvent des sortes d'images récurrentes qui collent au lifestyle lolita et qui ne sont pas toujours des plus facile à suivre. Voici donc mes fails et autres errements par rapport à cet aspect moins connu ou mis en avant dans la mode lolita

-Boire du thé

Cette image de buveuse de thé pour les lolita vient du fait qu'on associe ça au tea party et notamment celle d'Alice du coup c'est toujours le thé qui revient. Pour ma part étant buveuse de thé ce cliché me va bien et n'est pas difficile à suivre même si des fois je lui préfère un chocolat chaud. Mais bon nombre d’aficionados du café sont un peu oubliés avec ce cliché.

-Faire de la broderie et autres loisirs créatifs manuels (tricot, couture, créas de bijoux, custo)

Là aussi pas trop dur étant artiste et sachant coudre et peindre ou autre je ne déroge pas à la règle de la lolita qui fait ces accessoires elle-même ou tente de coudre ses propres robes. Seule la broderie n'est pas encore à mon panel de compétences mais ça ne saurait tarder! Mais là aussi bon nombre de lolita ne sont pas du tout versés dans les loisirs créatifs, et c'est normal car c'est un plus et non une condition comme certaines aimeraient le faire croire.

-Être irréprochable niveau comportement

Pour le coup ça dépend en soi je connais la politesse de base et sais me tenir en société et n'ai aucun comportement qui pourrait dénoter avec le lolita. Mais disons que tenir ce type de comportement tout le temps est fatiguant et parfois il y a des ratés. Bon je ne rote pas et ne pète pas non plus mais clairement des fois je m'en fiche un peu quand je suis en lolita d’être irréprochable et peu ressembler à un camionneur en robe.

 -Être polie et modeste

La ça commence à se compliquer car avec le caractère que j'ai (tsundere pour ceux à qui ça parle), je suis loin d’être mignonne, douce et effacée. Je ne correspond pas vraiment à ce cliché et ne m' y conforme clairement pas. Je l'ouvre assez vite quand un truc m'ennuie ou qu'on atteint à mes limites et je râle beaucoup, suis ironique et  froide. Après je connais peu de lolita ou de filles en général qui collent à cela donc ça reste pour moi un cliché telle une licorne.


-Lire des livres ou voir des films en rapport avec le lolita

La littérature et autres médias traitant du lolita ne sont pas des plus facile à trouver. J'en ai quelques uns mais beaucoup deviennent rares et chers ce qui rend leur acquisition difficile. Heureusement il y a des ressources en ligne (lolitahistory.com) pour les trouver ou y avoir accès mais tout de même ce n'est pas évident et en dehors de sources très connues comme Kamikaze girls, Gothic Lolita Bible, KERA et Fruits. Le reste est plus obscur et disponible qu'en anglais vois en japonais. Les rares mangas avec des personnages lolita sont souvent des personnages secondaires le seul que je connaissais avec une lolita en héroine principale est en japonais. C'est donc un demi raté pour moi car je galère à mettre la main sur un GLB ou un KERA, ayant déjà fruits.



-Porter du full lolita tous les jours

Je l'ai fait pendant un moment environ 5-6ans mais depuis quelques années je fatigue un peu et ne le fais plus trop. Il faut dire que porter tout l'attirail lolita n'est pas toujours évident le jupon prend de la place et n'est pas pratique dans des endroits exigus (coucou je ramasse et casse des objets car juste à hauteur de jupe ou jupon). Les chaussettes ont chez moi tendance à rouler ou glisser, les remettre en place souvent devient vite énervant. Le bloomer c'est bien en hiver mais en été avec la blouse et le jupon c'est pour dégouliné (déjà expérimenté). L'ombrelle est jolie mais un peu encombrante autant dire que le full lolita est un choix et pouvoir le porter tous les jours c'est un peu un combat car dans la vie actuelle c'est moyennement adapté. J'ai pu remarquer qu'en vieillissant les lolitas qui portent du full loli sont moins courantes je ne sais pas si l'âge et le fait de travailler jouer mais ça doit y contribuer.

-Porter un jupon à chaque tenue

Ça rejoint le point au dessus et le fait aussi que le jupon est l'élément qui caractérise le silhouette d'une lolita. Du coup si on en porte pas ce n'est plus du lolita. Pour ma part non surtout quand je vois le proto lolita des années fin 90 début 2000 ou les robes sont plus courtes et il n'y a pas ou peu de jupons.  De plus ce n'est pas toujours super confortable donc je fais souvent sans actuellement ou en mets un vraiment quand j'ai l'occasion du coup ce point-ci est aussi un raté en quelque sorte.

-Être une lolita de 30 ans et plus 

 Oui vous lisez bien j'ai plus de 30 ans et porter du lolita devient moins une évidence encore plus depuis que j'ai pris du poids mais surtout n'ai pas un foutu miroir. C'est un peu une bataille et encore j'ai la chance de pouvoir agrandir mes robes car je sais coudre, mais des fois c'est impossible d'ou le fait que j'ai vendu plusieurs de mes robes. Ce qui est un peu un crève coeur car je déteste me séparer de certaines vu que chaque pièce de ma garde robe forme une collection géante accumulée avec amour. Après j'ai remarquer que pas mal de lolis de mon âge ont tendance aussi à moins le porter chose normale car il faut le temps et conjuger ça avec vie active n'est pas des plus évident. Même si j'ai trouver comment réinventer mon style lolita et le gothic lolita ainsi que le classical permet d'en porter même en étant plus âgée .  

 -Faire des meetings et événements lolita 

Là pour le coup c'est un de mes plus gros fail car j'ai du mal avec ça. J'ai pourtant essayer mais ça a tendance à vite m'ennuyer et les efforts demandés sont trop pour moi. Je préfère vivre mon truc dans mon coin et porter ça seule ce qui peut paraitre bizarre. La communauté en ligne me convient mieux car il y a des interactions différentes mais plus variées.

 - Trouver et regarder du contenu lolita sur Youtube et les réseaux sociaux

Actuellement avec le fait que certains réseaux (meta, pinterest, tumblr) ont banni le mot lolita car ça aurait une connotation tendancieuse. Il est un peu plus dur de trouver du contenu lolita même si heureusement il reste Youtube, les blogs, lolibrary, lolita history gallery. Sur tumblr, twitter, meta et pinterest le mot EGL fonctionne mieux et donne accès à plus de résultats sinon reste  Discord pour les plus téméraires.  

 

Et toi si tu es une lolita/lifestyleuse as-tu rencontrer ce genre de problème ou pas? Je serai curieuse de savoir et de lire ça en commentaire si il y en a qui passe par ici.




mardi 30 mai 2023

Dispersion des cendres #5 : Souvenirs de sombres contrées artistiques

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J'ai eu cet idée en partie à cause de la vidéo de Alt236 et aussi un article d'un blog récemment découvert : Nephelith. Un sujet un peu de ce type avait déjà été fait mais il se concentrait plus sur la musique. Mais vu que l'imaginaire est aussi important je voulais en parler sous l'angle inspiration ou souvenirs marquants dans ma vie et comment tout cela à façonner ce gout pour les curiosités, le macabre, la culture gothique, etc… . Il risque d'y avoir pas mal de références à des médias visuelles ainsi qu'au gothique et surtout beaucoup de souvenirs. Je vais essayer d’être chronologique mais j'avoue avoir du mal à caser certains souvenirs précisément sur ma ligne du temps, ça risque d'être un peu un bordel rangé cet article. Bienvenu dans ma cervelle un peu dérangée.

Maison hantée et voix d'outre tombes

L'un des mes premiers souvenirs c'est une émission sur les fantômes et des lieu étranges notamment une maison aux murs qui saignent et ou la vaisselle volait en éclat à tel point que les habitants ont du déménager. Ça m'a pas mal effrayer et j'ai du dormir avec ma mère et camper dans le salon. Mon frère l'a fait aussi du coup c'était amusant mais en même temps effrayant car je découvrais ma première attirance pour ce qui faisait peur ainsi que ce qui touchait à la mort. La fameuse neige cathodique pouvait devenir vectrice de forme et de voix d'outre tombe et d'un autre monde fascinant mais effrayant. Je me souviens d'avoir tenter durant d'autres nuits d'entendre quelque chose sur ma radio ou mon walkman. Mais ça ne durait pas longtemps car j'étais trop effrayée si ça marchait réellement. Je garde toujours une certaine crainte et fascination pour les fantômes et les phénomènes du genre même si ce sont au final les moins dangereuses de ces créatures. Cette lubie est toujours présente mais je sais un peu mieux que certains événements étranges peuvent être expliqués et que la vieille maison dans laquelle je vis n'est pas hanté juste vieille.

Creepy comes to you little children

Par après cette attirance-répulsion s'est affirmer quand j'ai commencer à lire chair de poule et chercher des choses plus étranges. J'adorais voir certains clips qui m'ont marquer la plupart étant soi avec un thème d'halloween(Thriller de MJ, Everybody des Backstreetboys )soit à l'ambiance décrépie et glauque ( Breathe de Prodigy, Lullaby de The Cure, Bullet with butterfly wings des Smashing Pumpkins). Plus jeune encore un des premier clip qui m'ait en même temps choqué mais fasciné était celui de Nine Inch Nails je l'ai vu le soir en version non censuré. C'était la première fois que je voyais un univers dérangeant je devais avoir 8 ans.

 

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 Le cimetière de mon enfance

Les caves et lieux souterrains sont aussi des vecteurs de peur puissant mais attirants. Les cimetières aussi mais je n'ai jamais eu réellement peur des ceux-ci au contraire! Le cimetière où on allait fleurir la tombe de mon arrière grand mère est assez ancien et joli. Je rêvais d'habiter tout près voir carrément vivre dedans. J'avais une fascination pour les quelques tombes d'enfants dont une d'un bébé avec une photo post mortem que j'allais regarder souvent. Par contre j'ai souvenir d'une crypte avec un gouffre sombre et une échelle dont on ne voyait pas le fond, mon frère trouvait ça marrant et voulait y descendre. Cet endroit me faisait peur autant à cause du noir que le fait qu'on pouvait y rester enfermer.

Furby créature des enfers 

D'autres souvenirs enfantins et étranges me reviennent : c'était chez une amie et l'on dormait quand sa peluche furby s'est mise en marche comme ça d'un coup. Nous réveillant au passage mais surtout la bestiole devait avoir les piles à sec car elle avait une voix déformée et lente ça la rendait effrayante. Mon aversion pour ses horribles jouets s'est amplifiée et je rêve d'en faire bruler comme dans un épisode des Simpson. Un autre souvenir et pas des moindres est la première fois où j'ai vu Nightmare Before Christmas je devais avoir 8 ans environ et ça passait pour Noël. Ce n'était pas cette fête qui m'a fasciner mais bien Halloweentown et ses parias déjantés. A chaque Noël je regardais ce film attendant que la neige tombe c'est une association que j'ai vite faite. Et qui est resté surtout quand des années après j'ai découvert le reste des films de Burton.

Histoire de poêle et de couloir sans fin

Ce souvenir très lointain et qu'on m'a raconter bébé je dormais dans une chambre  au dernier étage dont la fenêtre donnait sur une cour intérieure mais surtout un talus parfois emprunté. Mon frère ainé a expliquer qu'un type avait taper à la vitre avec un poêle à frire personne ne l'a cru car il était enfant. Mais je me souviens surtout qu'on retrouvait parfois plein de terre voir des objets cassés dans cette cour qui était trop proche d'un lieu de passage. Cet endroit me faisait peur et je n'aimais pas y rester encore moins cette chambre qui se situait tout en haut de l'énorme maison qu'on habitait. J'ai souvenir de cauchemars récurrents ou j'étais poursuivie dans ces escaliers sans fin et dont le sommet trop sombre était inatteignable. Peur enfantine bien ancrée du noir et de lieu qu'on voit trop grand parce qu'on est enfant.

Psyché cabossée

Les cauchemars ont été très présents surtout enfant et ado ils étaient peuplés de gens sans visages symbole récurrent ou bien de personnes ensanglantée voir écorchées je cherche encore d’où proviennent de telles visions horrifiques mon psychisme cabossé de l'époque peut peut-être l'expliquer...

Danse avec la mort

La mort fait partie intégrante de la vie c'est incontestable. Ma fascination pour elle à totalement éclot lorsque j'ai réchapper de ses bras. Tentative de suicide quasi réussie plus coma j'ai perdue en partie la mémoire... Mais gagner encore plus l'envie et ce sans filtre de découvrir les contrées les plus dérangeantes et obscures de l'humanité. Quelque chose à casser en moi et ce n'était pas que négatif.

 Le parking labyrinthe

 J'ai peu de phobie mais une plutôt courante qu'est la claustrophobie. Un souvenir qui m'a bien fait paniquer. J'étais avec ma mère dans un parking mal foutu et en partie en travaux on devait descendre de plusieurs étages. L'ascenseur était bizarre et indiquait les étages à l'envers en plus de clignoter au niveau éclairage chose très rassurante. On a donc tenter les escaliers mais une partie encore en travaux ne permettait pas de les employer. On a tourner en rond dans ce parking à la con et fait quasi tous les étages pour en sortir. J'étais proche de la crise de panique en plus c'était plutôt effrayant avec trois néons par ci par là qui clignotaient et des endroits entiers dans le noir. Je devais avoir 11-12 ans mais malgré cette mésaventure les lieux délabrés, sombres ou fait pour l'urbex me fascinent et j'aime m'y balader. Cet événement a du jouer sur cette fascination/répulsion.

Clown écorché vif

Ma mère a peint durant certaines périodes de sa vie et pas les meilleures. De cela à naquit une peinture qui reste assez malsaine suintant la dépression et le mal être. Le pire c'est que c'est un clown et si vous tapez clown Dubuffet dans Google image cela vous donnera un petit aperçu de la peinture qu'a faite ma mère. Encore aujourd'hui quand je la vois je me sens mal et ai plus envie de détourner les yeux surtout que le clown a non seulement des orbites vides à la place des yeux mais toute la matière du tableau semble écorchée vive. Je ne suis pas coulrophobe mais ne nie pas le potentiel flippant des clowns voir malsain.

Syndrome de Stendhal

Cela me fait penser à un autre souvenir plus ancré et moins vague. C'est quand j'ai vu en vrai des peintures des primitifs flamands. J'admire leur technique et rendu même celle de scène de torture ou de crucifixion. L'imagerie religieuse a d'ailleurs un impact assez fort malgré mon agnosticisme. A 12-13 ans j'ai pu voir un panneau énorme représentant le supplice d'un juge peint par Gérard David, le tableau montrait en détail son écorchement avec tendons à vif. Cela m'a marqué autant que fasciné. La peinture reste une influence majeure dans ma vie appartenant à une famille dite d'artistes ( dessinateurs, peintres et photographes). Je ne pouvais que me tourner vers ce médium qui recèle de pépites d'artistes sombres ou dérangeants ou magnifiant la mort comme jamais. Les plus connus étant Bosch, Bacon,Beksiński , Schiele, Freud, Klimt, Goya, Dali, Memling, Rops, Caravage, Munch, Giger,Bruegel l'ancien,Géricault.

        

 Histoires et secrets enfouis

Les récits de guerre ont pas mal jalonner mon enfance entre ceux de ma grand mère et mon parrain qui ont connu la deuxième guerre mondiale. Et ceux de ma mère et une autre partie de la famille avec l'indépendance du Congo qui s'est faite dans le sang et la violence. J'ai entendu pas mal de choses assez flippantes même si on ne me racontait pas tout mais j'ai surpris certaines brides de conversations là dessus assez trash sur ce qu'on vécu les gens de ma famille. Mon grand père était photographe et a du couvrir ces événements et certains de ces clichés étaient atroces. On m'en a décrit certains mais les négatifs ont été perdus ou détruits. La nature violente de l'humain ne m'est pas inconnue et j'en ai eu vite conscience ainsi que la mort qui va avec. Ca m'a pas mal marqué.

 

 Cadeau sanglant

Pour reste dans le domaine du sang, avoir eu mes règles à 11 ans (c'était tôt à l'époque et il n'y avait pas encore de perturbateurs endocriniens qui accéléraient ce processus). A eu une influence pas des plus positives au début car ça a été un mini traumatisme. Je ne comprenais pas bien ce qui m'arrivait et on m'a juste dit que j'étais maintenant une femme mais pas plus d'explication. Ça a été compliqué et j'ai mal gérer cela tentant de faire cesser le processus.


Black Celebration

La musique a une grande importance dans ma vie et j'ai découvert mes premiers groupes favoris vers 11 ans avec Muse, The Cure et Joy Division ce qui à pas mal forger mon gout pour la musique gothique. La new wave avec Depeche Mode vers 14-15 ans qui reste aussi un genre que j'aime beaucoup écouter.

Premier manga

Découvrir Noise à 15 ans était une nouvelle claque artistique car c'est devenu mon manga et Tsutomu Nihei mon mangaka favori. Le pire c'est que j'ai trouver ça au pif dans un tourniquet ou trainait plein de mangas mais celui-là à attirer mon attention par son chara design unique et sombre. Une fois l'auteur trouvé j'ai chercher ces autres manges et ai commencer avec BLAME! ma première collection de manga.

 

Le mouvement gothique

Plus jeune j'avais une attirance certaine pour les cools kids  et les marginaux mais rare sont ceux qui partageaient un monde intéressant et profond. Cela ne m'a pas empêcher de continuer ma quête et  permit de connaitre  le mouvement gothique grâce une certaine Emy  mais c'est surtout ma future meilleure amie qui a façonner et guider cette attirance et mis un nom dessus. Je trouvais enfin quelque chose qui pouvait me correspondre. Et aujourd'hui à quasi 35 ans ce n'est pas qu'une phase vu que je suis toujours gothique.


Silent Hill

Toujours à l'adolescence j'ai découvert la licence de jeux qui allait me marquer au fer rouge. Silent Hill the room est le 4 ième de cette licence et qu'est ce qu'il était dur mais aussi terrifiant pour moi. J'y jouais seule dans mon coin des après midi dans la pénombre et combien de fois je n'ai pas sursauté et eu peur pour rien à cause de ce jeu. Pourtant je ne regrette pas car j'adore cet univers si particulier et torturé à souhait. Les 3 premiers jeux ce n'est que plus tard que je les ai découvert et apprécier plus que le premier auquel j'ai jouer. Silent Hill 2 étant celui que je préfère.


Voilà pour cet article assez exhaustif sur des parties de souvenirs d'ou provient l'origine de mon attirance pour ce qui est macabre et effrayant. C'est particulier comme exercice mais amusant aussi certaines choses ont littéralement été déterrées je m'en souvenais vaguement ou ça trainait dans un coin de ma tête et ça a repopper d'un coup. Et vous c'est quoi vos souvenirs? Ont-ils un aspect particulier ? Sont-ils liés à des choses positives, négatives ou autres? Dites moi tout en commentaires.

 


mercredi 18 janvier 2023

Dispersion des cendres #4 : Être soi, un miroir aux alouettes?

        



Étant quelqu'un qui a mis du temps à se trouver et se chercher. Je trouvais ça pas mal comme thème. Encore plus avec ces injonctions à être soi même mais si vides de sens ou de méthodes. Ou bien aussi parce que notre siècle est justement tellement axé sur l'individualisme et l'expression de soi que ça ne fonctionne pas bien, trop de moi virant à un égotisme et narcissisme destructeur  ?

Être soi, trouver son véritable moi, personnalité, être machin truc ou bazar. Pendant un temps ce type d'injonction a résonné en moi mais comme dans un contenant vide. Je n'arrivai pas à trouver qui j'étais ou ce que potentiellement je pouvais être ou devenir. Les continuelles injonctions externes primaient et je tentais de m'y plier et même encore aujourd'hui, je sais que j'y fais encore trop attention. Ayant une personnalité un peu étrange et "excentrique" mais solitaire c'est quelque chose que j'ai vite appris à cacher pour avoir la paix, ne pas faire de vague, tenter de rentrer dans ses rangs qui paraissaient sécurisants. Et pourtant.... Quand j'ai été en école d'art c'était un peu comme Harry qui va a Poudlard et se découvre sorcier. J'ai toujours eu un potentiel mais je ne cherchais pas à le développer outre mesure mais là bas on m'y a pousser et ça a été une révélation bien qu'à double tranchant. Mon univers déjà à l'état latent était sombre et ce côté s'est amplifier avec les années même si ma personnalité reste positive et constructive le fond a une teinte sombre et mélancolique indélébile de par mon vécu.

C'est là ou le bât à commencer à blesser de chose quasi invisible et qui ne dénotait pas je suis passer à un truc encombrant sombre et bien trop excentrique pour être cacher. Mon entourage a découvert l'existence de ce moi mais il ne l'aimait pas du tout limite ça leur faisait peur. 

Le fait de vouloir coller à un standard même inconscient est difficile à défaire comme je l'ai dit plus haut même en étant trentenaire certaines injonctions restent. Et quand on vous fait comprendre que vous êtes trop et pas assez docile c'est compliqué. J'ai tenter d'être moins émotionnel ça a marcher un temps mais m'a péter à la gueule littéralement. On m'a fait comprendre aussi que je ne devais pas dépasser et surtout pas sortir des rangs. J'ai tenter de me ranger ça a marcher un temps mais pareil que pour l'émotionnel j'ai finis par péter un câble et ne plus savoir ce que je devais être ou pas. Concrètement ça donnait le fait que je n'avais pas de style particulier, je changeais facilement d'avis sur ce que je pouvais apprécier bien que je commençais à vouloir protéger quelques miettes. Je me coupais aussi des mes émotions même si je ne suis pas hyper émotionnel je suis assez sensible sur ce point et peux prétendre au terme à la mode d'hypersensible. Bien que cela à du se faire à cause de rejet et remise en cause constate d'une nature apparemment trop émotive. Bizarrement je n'ai pas l'impression de l’être tant que ça et même enfant ou ado mes rares débordements sont à compter sur les doigts d'une main. On a exagérer ce fait pour peut-être m'endurcir, me décourager? Je ne sais pas trop exactement ou alors cela gênait, j'en cherche encore les raisons.

 


Étrangement ce désir d'identité distincte voir différente ne m'est pas venue directement c'est à l'adolescence et même comme on me l'a amputer c'est resté encore enterré quelques années avant d'enfin éclore lentement mais plus surement. On a tassé pas mal le peu d'identité qui commençait à germer ça et le manque de confiance en l'extérieur aka la famille trop envahissante et sa pseudo toute puissance. Je l'ai cru une partie de ma vie avant de la voir se casser les dents et ne rien en tirer. Du coup cette image s'est brisée et petit à petit une extension libre de mon être à commencer à éclore enfin. Pas mal d'années en retard après vu que j'étais dans la vingtaine mais les miettes que j'avais réussi à préserver sont devenue des graines poussant dans un sous sol sombre mais fertile.

Passant ainsi de peu voir pas d'identité à un bouclier identitaire brandit même si ça reste fragile et sujet encore à caution. Cette bravade reste légère mais j'ai tout même moins de problèmes pour m'adapter à autrui et plus cette sensation de vide permanent qui m'habitait. Car plus que la question de l'identité et plus profondément il y avait ce vide que je contemplais et me demandais si tout le monde était aussi vide ou n'étais-ce que moi? Je fus dès lors attirer par la lumière que dégageait des êtres bien plus pourvus d'identité même factices. Tel un papillon je me suis un peu trop grillé les ailes en fréquentant des personnes superficiellement intéressantes mais ou manquait un peu de profondeur. Ça ne m’empêche pas de continuer mais en choisissant plus soigneusement qui et quoi, je commençais enfin à comprendre le concept d'univers profond, créatif, tout le monde ne peut en avoir hormis à diverse niveaux allant du néant au moyen à inspiration voir génie. Malgré cela je reste toujours curieuse voir avide de savoir comment les autres pensent ou voient le monde et comment est-il construit intérieurement, au point que j'ai pu faire quelque fois peur à des gens de par cette curiosité trop forte.

Actuellement je bataille encore un peu avec ce souci d'identité. Je me rends compte que le chemin parcouru est bien entamé et j'ai enfin un socle solide et plus du vide à la place. Le souci s'est de dégager les quelques résidus restants de masque qui ont parasités longtemps ce soi. Car si on regarde les notions en psychologie du moi du ça, surmoi, et soi celui qui est le plus intéressant à développer reste le soi car il fera la somme de tout et permet un équilibre. Beaucoup de monde ne connait pas l'existence de ce soi voir carrément des autres notions cités ce qui est dommage car avoir conscience de cela est une porte pour mieux se connaitre et avoir moins de problèmes notamment de perception ou de communication avec autrui. Après c'est un travail long et difficile et pas forcément à la portée de tout le monde d'ou l'intérêt des psychologues pour s'aider. Certaines personnes préférant ou ne sachant pas vraiment comment s'y prendre voir n'arrivant pas à fonctionner indépendamment ou bien n'en comprenant pas l'intérêt tout simplement. Ce n'est pas une critique juste une constatation. De plus je suis loin d'être certaine de ce soi que j'ai découvert et que je tente de recoller morceau après morceau. Il faut du temps pour consolider tout cela.



 


mardi 10 janvier 2023

Nouvelle année, nouveautés et les fameuses résolutions

 


Alors j'avoue ne pas être une habituée des résolutions et autres choses du genre mais je ne sais pas cette année-ci il semble que j'en ai besoin. Ça tombe à pic car j'ai pas mal d'envie notamment faire plus d'articles sur d'autres sujets pour ce blog et en poster régulièrement aussi. A la base je voulais poster ça sur Facebook puis je me suis dis que ça serait plus sympa par ici. Puis au final c'est plus une sorte de cahier des charges ou de to do list que réellement des résolutions.


1) Poster plus d'articles relatifs au Lolita sur ce blog

Ça me manque pas mal je me suis rendue compte c'est quelque chose auquel je reviens fort et ai du mal à lâcher donc mon blog va faire la part belle à de nouveaux articles plus sur ce thème surtout que j'ai quelques d'idées en stock et que dans le milieu francophone les gothic lolita sont assez rares.Donc raison de plus d'en faire!


2) Faire plus de coordis  Gothic Lolita et les poster

 Si je créée  plus d'articles cela va de soi que j'aimerai en porter plus car j'avoue cette année-ci et celle avant je n'ai quasi plus porter de lolita ou nettement moins qu'avant. Et bon sang que ça me manque! Ayant quelques soucis de santé j'ai essayer d'adapter mes vêtements en les rendant plus confortables(moins serrant, plus facile à porter ). Je vais essayer de faire plus de casual même si à la base mon style est déjà simple et peu chargé.


3) Avoir une meilleure indépendance financière

C'est un sujet dont je n'aime pas trop parler mais ça me préoccuper énormément et est un peu un sujet honteux. A mon age c'est clairement mal vu mais voilà j'essaie autant que je peux et j'espère que mes efforts paieront à force.


4) Arriver à vendre mes créations

Là aussi c'est lié à celle au dessus ou va ensemble. Cela fait un moment que je planche dessus mais ai peur de me lancer. Il va bien falloir un moment donné car sinon ça ne se fera jamais donc 2023 grand plongeon!


6) Créer ma première robe lolita à fleurs old school

 Encore un truc qui traine depuis un moment et dans lequel je veux me lancer. Étant donné que les robes lolita à fleurs ne sont pas à mon goût j'ai décider de m'en faire une. Mais pour cela il va me falloir créer un patron une première pour moi. C'est donc un gros défi qui m'attend mais j'ai hâte de pouvoir le faire.


7) Renouveler le design de mon blog

Même si j'aime bien ce design-ci un peu de changement ne ferai pas de mal. J'hésite entre faire quelque chose d'un chouia plus moderne ou bien juste modifier par ci, par là celui en place.

8) Faire un Wardrobe post

C'est une sorte de tradition dans le monde du lolita. Janvier est le mois pour cela, pour ma part n'ayant fait qu'un seul de ma vie sur un défunt blog. En recréer un digne de ce nom me plairait énormément. Reste à trouver comment faire car ma garde robe est divisé en deux je devrais donc faire un format particulier et un peu différent de ce qui se fait. 



vendredi 2 septembre 2022

Dispersion des cendres #3 :Killstar+youtube/Tiktok=goth en carton?

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Sous ce type provocateur et un peu putaclic va se cacher une vraie question et réflexion. J'avoue trouver la communauté gothique ces dernières années moins intéressante et qui se cantonne un peu trop à l'aspect fashion voir superficiel du mouvement. Pourtant c'est pas faute d'avoir chercher mais et le reste il est où? Dans culture gothique il y a le mot culture mais actuellement cette partie manque un peu trop souvent à l'appel. Sans compter que certains ""influenceurs" qui éjectent comme ça sans raison les personnes qui apprécient les curiosités ou les choses macabres ou étranges du milieu. Je ne suis pas certaine que ces personnes aient compris ce qu'implique la beauté dans l'étrange ou le macabre qui fait partie aussi du mouvement . L'amputer ainsi revient à nier toute une partie des personnes qui apprécient ce type de choses et une grosse composante en prime.

Instagram et Tiktok sont des puits voir des trous noirs temporels où l'on perd facilement une heure ou deux dessus. Pourtant ce sont sur ces deux plateformes où le gothique est très présent mais pas sous son meilleur jour je devrais plutôt dire sa version prêt à porter/jeter et superficiel. Vu que ce qu'on y trouve n'est pas le top surtout dans les tendances. Je vous laisse chercher les hastags gothic ou bien lolita... C'est la foire aux clones ou au freaks au choix. Youtube relève un peu plus la barre mais ça reste moyen.

Ça fait puriste et vieille conne mais j'avoue avoir un peu du mal avec ces nouvelles normes qui sont dictées à 80 voir 90% par Insta, Tiktok, Killstar et autres grosses marques. Et c'est là que le bat blesse cette nouvelle génération pourrait ramener des trucs sympas ou inspirants (le goblincore et fairycore sont assez cool même si déjà vu ). Mais au lieu de ça il y a une standardisation du mouvement et un appauvrissement culturel. Le pire c'est que pas mal suivent ou bien on ne voit qu'eux aussi du coup que ça soit sur insta ou youtube il y a pléthore de haul de grosses marques dites gothiques, de reviews maquillage ou coiffure, des décos de chambres au combo murs blancs + trucs killstar ce qui pète la rétine. Mais peu voir personne ne pose de questions plus profondes sur le sens de la vie du mouvement, sur la beauté, etc.C'est peut-être aussi là le signe d'un symptôme qui n'est pas applicable qu'au mouvement gothique.

Ça c'est pour l'aspect superficiel parlons maintenant du côté culture il y a bien encore des anciens goths qui parlent de leur sortie ou de la scène goth voir de la musique mais ils sont peu nombreux hélas. Mais ou le bat blesse c'est quand on réduit le mouvement gothique juste à la musique c'est aussi énervant qu'avec le seul côté esthétique. Car il n'y a pas que ça et il a bien fallut quelque chose avant pour inspiré cette musique non. Le romantisme noir ça ne parle à personne du coup? Le coté dark attiré par le macabre est d'ailleurs souvent passé à la trappe limite exclu, en tout cas j'en vois peu en dehors de fan d'horreur. Peu de gens parlent de littérature, de peinture ou autres disciplines tel la philo qu'on peut relier à ça. La culture s'est-elle dissolue avec les années? Et je ne parle même pas du coté DIY censé aussi être une base. Les seuls que je vois sur Youtube sont aux nombre de trois, quelques rares vidéos popent chez certains goths mais faut pas trop en demander. Tik tok relève un peu le niveau en proposant des diy mais ça vient plus d'une commu punk que goth. Cette pratique semble tomber dans l'oubli ou presque, ce qui est triste à constater car on délaisse la créativité pour du tout fait.

Je n'ai pas aborder la question du progressisme qui est à la mode en ce moment et qui touche le milieu bien sur. Pourtant ce n'est pas faute de trouver des goths de tous horizon puisque ce milieu est justement tolérant et plutôt apartisan voir apolitique. Mais certains l'oublient peut-être. Alors oui la base du mouvement goth est européen mais ça n'a pas empêche qu'il s'est développer partout dans le monde et qu'on trouve des goths latinos, asiatiques, blacks, etc. Et la religion aussi n'est pas un problème vu qu'il existe des gothiques chrétiens, orthodoxes, athées et autres.

Le fait que Killstar se soit érigé quasi comme une référence c'est assez risible. Quand j'ai vu émerger ce truc je me suis dis ok c'est pas du meilleur goût. Mais le pire c'est que ce n'est pas tant le gout vu que d'autres marques alternatives font des choses douteuses aussi. C'est surtout qu'on dirait que si tu n'as pas pléthore de killstar tu n'est pas un true goth. Sérieux je crois que je préférais le temps ou on te considérait comme "true" parce que tu connaissais tels groupes fondateurs. Même si en soit les puristes élitistes ne valent pas mieux que les fashions fétichistes car aucun ne montre une tolérance et ouverture dont est censé faire preuve le mouvement.

Et dernier point que je n'avais pas aborder ce sont les "freaks". Certains goths (et pas qu'eux) semblent faire une course à celui qui sera le plus looker de manière extrême à grand coup de maquillage, piercings et autre modifications corporelles. En festival ou pour des occasions ok mais au quotidien non seulement c'est galère mais en plus ça donne une image clownesque et peu réaliste du milieu vu que ce sont des cas minoritaires. Être associer à une créature "du diable" ou je ne sais quel machin du genre c'est rigolo deux minutes mais ça peut vite devenir chiant voir lourd à supporter même quand on assume.

Bon heureusement et malgré ce constat pas des plus flatteurs il reste des gothiques qui essayent de proposer autre chose que ça soit sur Youtube ou en blog. Même si c'est plus rare et pas la norme mais il faut savoir chercher ailleurs. Du coup en 2022 si tu veux être goth killstar n'est pas obligé ni autre marque certes c'est cool mais c'est juste l'emballage et devenir un personnage extrême non plus d'ailleurs. Pour ma part je n'ai pas de la marque au K dans mes fringues et ne me tartine pas le visage de blanc et noir, mais pléthore de seconde main et pas de maquillage. Le Diy et la récup sont un réflexe et le mouvement goth est un tout basé sur la musique mais qui à évoluer en quelque chose de plus complexe. Une sorte de philosophie de vie même pour certains. L'habillement et le reste viennent agrémenter la base musicale et montrer ça . Ce sont des plus pour nous identifier ou extérioriser notre personnalité.

A noter que beaucoup de choses ont été assimilées par le mouvement goth ou y sont reliés c'est le cas du metal mais aussi du BDSM. Mais ça ne veut pas dire que c'est forcément goth ça gravite autour voir est plus une inspiration esthétique ou autre ce qui est le cas pour le BDSM ou il y a une mode des harnais pentagramme ou à piques et des colliers et autres accessoires bondages. Pas évident et ça brouille les pistes mais autant le savoir quoi. Un gothique n'est pas forcément métaleux ou fan de bondage. Certains semblent déranger par ça pour ma part je ne vois pas trop le souci.

Puis dernière chose et pas des moindres ce qu'on voit sur Insta, Youtube, Pinterest and co c'est pas la réalité!!! Ça parait con de le rappeler mais certains débutants pensent que pour être gothique il faut te trimballer h24 avec un look de festival ou de soirée. Juste non! Aller au boulot ou faire tes courses en corset jupe longue et plates forme plus le maquillage bien chargé c'est folklorique mais surtout pas pratique. Oui le look casual goth existe et encore heureux sinon pour être embauché ça va être compliqué et oui on passe inaperçu ou presque. Ça rejoint mon point plus haut sur les looks extrêmes.

Ce constat est en partie personnel car j'ai vu d'autres gothiques partagés un peu mon opinion en particulier sur Killstar mais pas que. Du coup je me sens moins seule mais j'aimerai votre avis, les commentaires sont là pour ça. Histoire de me sentir moins seule à râler comme une petite vieille.

 


mardi 26 juillet 2022

Dispersion des cendres #2: Dis moi ce que tu portes et à quoi ça te sert?

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 On dirait que cette section risque de devenir plus épaisse que les autres vu que j'ai plein d'idées d'articles pour elle. Ça peut paraître futile comme sujet mais pas forcément. La mode et les fringues ce n'est pas que des bouts de tissu des fois c'est plus que ça et vu que ça cache des intérêts économiques et écologiques importants ça perd vite le côté léger. Et comme ça fait partie de mes hobbys j'avais envie d'en parler.


Ici par contre je vais plus envie de me concentrer sur ce que ça peut représenter personnellement mais je suis curieuse d'avoir l'avis d'autres personnes. Du genre est ce que ce sont justes des bouts de tissu utiles? Faut-il que ça soit confortable? Ou beau? Sacrifier du confort pour mettre de belles tenues ne vous dérange pas? Préférez-vous que vos vêtements soient dans la norme et pas trop voyant? Ou carrément l'inverse?

C'est toujours intéressant d'avoir un point de vue différent. Pour ma part je n'ai pas tout de suite eu la réflexe de vouloir de jolis habits et il a fallut du temps pour construire quelque chose avec. Enfant je mettais un peu tout et n'importe quoi et seuls quelques rares vêtements avaient ma préférence sinon j'étais plutôt garçon manqué et tant que je pouvais courir et grimper sans souci ça m'allait. Je me souviens juste d'avoir un jour piqué une crise à cause d'une robe rose qu'il me fallait porter pour une photo scolaire mais ne sais plus pourquoi j'ai fais ça.


A la préadolescence j'ai commencer à m'intéresser à la culture gothique, et le look qui l'accompagnait a vite eu mes faveurs mais des soucis de santé et des pression de mon entourage m'ont fait abandonner car j'avais d'autres préoccupations. La musique a prit une part beaucoup plus grande et mon style était n'importe quoi ( chaussures rouges avec pantalon vert et chemise à motifs jaune par exemple). Je n'avais aucun style et m'en fichais éperdument de ce que je portais ce n'est que vers le début de la vingtaine que j'ai commencer à m'y intéresser plus. Puis j'avais envie de m'intégrer à un groupe et me sentir moins seule, pouvoir partager quelque chose avec d'autres.


Le gothique était un style qui me plaisait énormément mais je n'osais pas en porter ado autant parce que j'étais trop pauvre que parce que ma famille me jugeait vite dès que je foutais du noir ou autre truc "excentrique". Puis j'ai découvert le gothic lolita(environ vers 2006-2007 ). Du coup j'ai commencer à vouloir en mettre mais ai d'abord pris énormément de renseigner avant de me lancer. Je voulais ne pas faire trop d'erreurs et une base solide ainsi que des infos pertinentes. Du coup ce n'est réellement que vers 2011 que je me suis lancer dans le lolita. Entre temps j'ai aussi découvert d'autres styles issu de la J-Fashion comme le  fairy kei, mori kei, dolly kei, cult party kei et yamikawai, menhera ou encore le  medical core. J'ai un peu tester mais ceux-là me convenaient moins, trop voyants, mignons ou excentriques.

Mais c'est surtout grâce au lolita et au gothique que j'ai trouver un style me convenant plus. Je ne suis pas une addict de mode mais une acheteuse compulsive et dépensière oui au début en tout cas. Vu que je n'avais jamais vraiment eu de vêtements qui me plaisent. Je me suis lâchée et ai péter un câble pour remplir ma garde robe autant que possible. Ça a durée toute ma vingtaine tout de même mais vers la fin je me suis calmée. Actuellement je tends vers une forme de minimalisme et recycle mes propres vêtements en les réemployant autant que faire se peut.

Ce n'est pas tant que je veux me différencier d'autrui si je porte ça. Même si au début c'était le cas mais à force ça a finit par me lasser et j'avais l'impression de jouer un rôle. Vu que je n'aime pas forcément être le centre de l'attention et préfère avoir la paix dans mon coin.  Mais surtout que ça m'a servi pour me rassurer et être plus confiante. Le lolita m'a permit d'assumer ma féminité et de prendre confiance en moi. Ça m'a aussi confronter au regard d'autrui je cherchais volontairement à faire pour mieux supporter cela.

Avoir du noir, de le dentelle, des fleurs ou un bijou un peu creepy. C'est avoir tout un panel de défenses et de protection sur moi, une sorte de bouclier en froufrou/dentelles/bijoux, etc. Si je n'ai pas ça je me sens mal et peu assurée et vu que je suis quelqu'un d'anxieux ça n'aide pas. Il me faut quelque chose de fixe et rassurant et j'ai réussi à trouver ça dans les fringues que je porte. C'est une part de mon imaginaire que j'ai réussi à extérioriser et appliquer à la réalité, c'est éminemment rassurant de porter ça. Je n'aime pas quand on essaye de me toucher ou est trop proche de moi. Ou me retrouve dans un endroit inconnu du coup avoir sur moi des vêtements qui me plaisent cela me fait me sentir mieux pour affronter ce type de situation.


Quand je suis malade ou fatiguée aussi j’essaye toujours de faire l'effort d'avoir des habits qui me font me sentir bien. Cela peut paraître idiot ou bizarre mais ça participe à une sorte de bonus mental et m'aidera un peu à surmonter tout ça. Et puis j'oubliais aussi le côté artistique le fait d'agencer ensemble les couleurs et détails pour que ça donne un joli ensemble et résultat final. Choisir des vêtements qui me plaisent c'est presque un rituel qui parfois me prend un peu de temps. Mais une fois fait je me sens vraiment bien et contente de l'avoir fait. C'est presque de l'ordre de créer une sorte de tableau en rajoutant telle teinte ou texture du moins c'est l'effet que ça me fait.

Du coup en relisant ce que j'ai écrit le fait d'employer mes vêtements comme une sorte de protection ou de doudou ressort assez fort. Ça me fait bizarre car je me rends compte que je n'en avais jamais vraiment parler à personne c'est un truc assez personnel que j'ai écrit là. Suis-je la seule à faire ça? Et vous de quelles façons portez vous vos vêtements? Ont-ils une fonction spécifique ou pas? Histoire que je me sentes moins seule.x)


 

Music it's my best carthasis


 Ce nouvel article est un peu différent des autres. Vu que je vais parler de trucs plus personnels mais surtout un peu moins joyeux, pour changer un peu... Bon je vous rassure je ne vais pas vous détaillez ce qui ne va pas chez moi en long large et en travers avec des articles de 3km de long je vous rassure.  Mais l'évoquer tout de même un peu car ça fait partie intégrante de moi, de mon passé et que ça m'a forger.

Mon blog risque d'ailleurs de changer légèrement car après tout je ne vois pourquoi j'occulterai cette partie de moi . Là vous devez vous demander mais de quoi elles parle? Je dirai pour résumer mon côté le plus sombre. C'est d'ailleurs à cause de ça que j'ai une telle fascination pour tout ce qui touche à la mort.


Mais commençons par le début : j'ai un passif assez lourd ( autant mentalement que physiquement) avec plus de dix ans à combattre des troubles du comportement alimentaires, de la phobie sociale, de l'anxiété et de la dépression (ces derniers ressurgissant périodiquement). Je suis un peu une survivante surtout que j'ai failli trépasser à mes 13 ans après 3 atteintes à ma courte vie.

Et ce n'est que pour le mental physiquement je suis aussi assez peu gâtée par la nature, celle-ci trouvant amusant de m'avoir doter d'une constitution digne d'une mamie ou presque. J'ai toujours eu des soucis de santé et attrape la moindre microbe à ma portée en plus d'avoir une maladie chiante et invisible mais douloureuse (sinon c'est pas drôle). Vraiment je ne partais pas gagnante à la loterie de la génétique plutôt bourrée de malus même...

Avec tout ça on pourrait se dire que j'aurai déjà abandonner depuis longtemps voir sombrer dans le désespoir et le chaos( lol j'exagère un peu bien que pendant une décennie ça a été ça...). Mais heureusement pour moi j'ai un caractère de warrior et suis d'une ténacité assez rare je crois que c'est ce qui m'a permit de supporter ainsi que surmonter tout ça. J'oubliais aussi que j'ai eu peu de soutien ou aide de ma famille m'ayant pour finir abandonnée à mon sort  car ne comprenant pas (elle a bien essayer mais de façon chaotique et trop violente). Seul mes rares amis ont pu me soutenir. Sans ça j'aurai surement fini par arriver à mes fins.

J'explique tout ça pour en venir enfin au propos en lien avec le titre de l'article : la musique et surtout comment ça m'a sauver avec le dessin et l'art en général. Sans tout ça aussi je serai en train de continuer à m'autodétruire. C'est tout simplement devenu ma catharsis.

Je fais partie de ces artistes qui ont réussi à transformer ce qui négatif en force créatrice. Du coup maintenant que j'aille mal ou pas ça ne change pas trop. Bien que quand j'étais anorexique ma cervelle était incapable de me faire dessiner ou créer j'étais juste un zombie...

 

Ma façon d'aimer ou d'écouter la musique est assez obsessionnelle  je peux écouter un morceau voir un album pendant un mois entier et le foutre en boucle jusqu'au dégoût. Mais je finis par passer à une nouvelle obsession. Actuellement je suis obsédé par les albums Song of faith and devotion et Ultra de Depeche Mode je n'arrête pas de les écouter surtout le premier. L'atmosphère y est très lourde limite claustrophobique et déprimante mais j'y retrouve quelque chose d'inexplicable et qui m'accroche. Encore plus quand j'ai su l'histoire de ces albums. Peut-être y vois-je un écho à mon propre combat interne.

J'ai eu de mes 12 ans jusqu'à maintenant l'obsession Muse, elle s'est calmé avec le temps mais est devenu une passion régulière. Mais c'est aussi le groupe qui m'a et m'aide toujours le plus pour dessiner, créer ou aller mieux. Je ne sais pas pourquoi eux mais voilà. Showbiz et Black holes & revelations et Origin of Symetry sont mes albums favoris.

Nine Inch Nails a une part importante aussi les textes très sombres et explicites de Renznor et cet univers si particulier(The Downward Spiral notamment). Font que je m'y replonge régulièrement ça me permet d'exorciser. Puis j'adore leur univers noir limite glauque parfois. Manson dans son genre m'attire beaucoup pour ça.(Holy Wood)

Les B.O. d'Edwards Scissorhands et de Nightmare Before Christmas m'ont toujours inspirer aussi ainsi que la musique classique surtout pour dessiner. Empire of the Sun et son positivisme musical ainsi qu'un peu délirant pour déprimer moins... Cocorosie et sa musique si étrange et mélancolique qui font penser à des fantômes parfois.

Certaines musiques comme celles de Cinema Strange réveillent un côté un peu fou mais j'adore aussi ce groupe dommage qu'il n'existe plus. D'autres par contre titillent mes envies destructrices c'est le cas de chansons parlant d'addiction ou d'autres problèmes du genre. La fameuse chanson Ugly des Smashing Pumpkins Ana's song de Silverchair voir She's lost control de Joy Division les expriment bien mieux que des mots  Read my mind de the Killers . Je les écoutes pour canaliser ces envies.

Quand je vais vraiment mal la musique à défaut, me permet de continuer à créer malgré tout mentalement. Et surtout d'exprimer ce que j'ai du mal à nommer. Elle met des mots sur mes maux car je suis quelqu'un de très renfermé et secret qui a un mal fou à dire ce qui va ou pas. Je suis nulle pour verbaliser mes maux. Je sais les écrire les métaphoriser en dessins (depuis à peine quelques années) mais le dire tout haut c'est encore difficile. Çà agit comme une sorte de filtre pour mes émotions vu ma sensibilité. Ce n'est pas de trop et j'en ai besoin.

Cet article n'est pas très original mais il me permet de parler de quelque chose de personnel et pas du tout facile à aborder de façon pas trop détaillé ou direct. Ce n'est pas mon genre de détailler ainsi mes dysfonctionnements, je suis pudique et coincée. On m'a toujours appris à ne jamais me plaindre aussi. J'essaye ainsi de montrer que derrière ce blog et cet écran je suis juste une humaine avec ces failles et pas une poupée virtuelle bizarre et inatteignable.

Pour finir je vous laisse découvrir ma playlist qui se cache un peu partout dans l'article. Bien qu'actuellement elle est quasi composé de Depeche Mode à 80%.




Dispersion des cendres #1 : Quand la perfection fait marcher internet au pas.

 

Ps: j'adore cette musique et cette animation malgré son caractère assez trash car inspirer d'un fait réel.

Voilà que j'ai décider de créer un nouveau type d'article pour pouvoir y caser différents thèmes. Évitant ainsi de me disperser (telles des cendres...) dans trop de thèmes et d'articles divers. D’où le titre. Ça sera un format indéterminé question longueur car tout dépend du thème traité. Mais j'avais envie car ça manque dans mon blog de sujets un peu différents.


Pour en revenir au sujet et au titre je dois avouer qu'instagram, facebook et tumblr (les quelques réseaux sociaux ou je vais.) sont depuis pas mal d'années contaminés par plusieurs drôles de maladies : l'irréalité, la standardisation et le perfectionnisme.


Ne trouvez pas que certaines photos sont un modèle de perfection au point que ça en devient effrayant? Ou encore qu'il y quand même un paquet d'images qui se ressemblent? Comment ils arrivent à avoir un flux si joli et homogène? Ou autant de followers? Pourquoi vois-t-on toujours les mêmes thèmes, articles, personnalités? Des questions de ce genre ne vous traversent pas l'esprit en voyant les flux , photos, etc, qui défilent sur les réseaux sociaux?  Si c'est le cas vous êtes en bonne voie pour vous délobotomiser le cerveau et déconstruire ce pseudo culte de la perfection. Bravo mais sachez que la route est pavée de pièges et il vous faudra de la patience et surtout faire des pauses pour prendre du recul.


En soi la standardisation/uniformisation n'est pas mauvaise voir nécessaire mais voir ces deux choses s'appliquer à des domaines censés être plus créatifs est assez dommage voir un peu triste. Ce constat m'a frapper alors que j'ai supprimer mon ancien compte instagram et repris mon blog ici. Mais surtout la réflexion d'une demoiselle sur tumblr m'a interpellée. Elle avait publier un statut comme quoi :"voir autant de photos parfaites la rendait dépressive et la faisait se sentir minable et incapable". J'ai répondu à son statut en lui disant que derrière cette apparente perfection se cachait l'imperfection, des heures de travail et que ce n'était pas réel juste des photos et pas la vraie vie. Ce qui l'a fait réfléchir et fait prendre conscience de cela.


Le fait d'avoir vu cela m'a aussi interpeller car pas mal de gens semblent ne pas se rendre compte que c'est "juste virtuel" (même si ça peut avoir des implications réelles). On peut modifier une photo et la rendre plus belle de mille façon différente on peut tricher tellement surtout avec divers applications ou logiciels et rien qu'avec une bonne lumière ça change tout. Ce n'est qu'une projection de la réalité trop souvent déformée un prisme ou un instant capturé pour le fixer dans le temps. J'ai toujours eu conscience de ce fait ajouter à cela que je cherche la beauté dans la "laideur" et le repoussant. Mon regard est un peu différent et peut-être moins normé c'est au fond une protection. On me taxe d'avoir des goûts étranges voir effrayants mais au moins je n'adhère pas trop aux diktats. Et suis moins affectée (même si ça peut aussi me toucher parfois) à ces messages insidieux.


 Cela me permet même de voir combien la sphère virtuelle est tellement  rongée par des injonctions de perfection et de rendement ce qui est aussi triste que révoltant voir absurde. Internet a été créer pour avoir une sphère libre mais de nos jours n'est plus qu'en grande majorité un ramassis de pubs en tout genre ou déguisés, d'injections au conformisme et au prêt et facile à penser. Pire que ça tout est fait pour vous enfermer dans une bulle pseudo confortable qui vous évitera de réfléchir trop. Merci facebook and co et vos algorithmes qui ressassent et te soumettent les mêmes contenus.


Il m'arrive parfois de me dire que mon blog ou mon instagram devrait être plus joli ou mieux agencé... Puis je me dis qu'au moins avec mon flux dépareillé et mon blog sans déco blanche et standardisée. On me reconnaitra plus facilement. J'existe parmi la masse en me démarquant légèrement juste assez pour exprimer ma personnalité sans rentrer dans l'excès (si chère à certains, j'y reviendrai dans un autre article...). Je ne sais même pas si j'ai des personnes qui me suivent et ai même seulement remarquer il y a peu les commentaires. Ce qui m'intéresse surtout c'est de pouvoir poster et seulement après si ça touche quelqu'un tant mieux. 



A cause de ça j'ai d'ailleurs par moment et de plus en plus souvent une lassitude vis à vis des réseaux sociaux en général et leur préfère mon vieux blog. J'ai de plus en plus de mal à poster dessus ou n'en ressens pas l'envie car n'en vois plus l'intérêt. Je suis d'ailleurs étonnée quand je le fais d'avoir des gens qui apprécient parfois ce que je poste. Tellement je me sens à milles lieux de ce qui est en vogue ou tourne en boucle sur les plateformes citées plus haut. La vidéo que j'ai mise en introduction de mon article n'est pas un choix anodin. Cela parle d'un live stream pour le moins glauque vu que s'est celui d'une jeune fille qui s'est suicidée en direct. Cela montre le côté plutôt négatif et les dérives que peuvent avoir faceplouc, instagrum & co. Bien sur il n'y a pas que ça mais j'ai de plus en plus de mal à voir ça en bien surtout quand j'en vois l'évolution.

Le point positif de cette lassitude qu'ils me causent c'est que je passe moins de temps dessus et vis plus en quelque sorte. Je ne perds plus du temps comme j'en avais parfois l'impression à scroller à l'infini des pages. Je n'aime vraiment pas ce côté compétitif et basé sur une réalité factice qui pousse certains à se sentir mal c'est au final assez pernicieux voir pervers . Heureusement qu'il existe des personnes qui essayent de poster des contenus positifs plus axés sur le bien être et la confiance en soi ça reste une goutte d'eau dans un océan mais ça a le mérite d'exister. Ainsi que des groupes ou initiatives qui essayent de présenter d'autres choses. Parce que même les looks dit alternatifs sont touchés par ce virus ce qui est triste. Tentez d'être-vous même et ne vous laissez pas trop dictez comment être. Si un modèle vous plait inspirez vous plutôt que copier ça sera toujours plus gratifiant que d'être un clone...

vendredi 1 juillet 2022

Le miroir déformé d'Alice: de l'autre côté du miroir.

  

Tout comme Alice j'ai essayer de passer de l'autre côté de ce fameux miroir. Car le mien est déformé par des années de troubles du comportement alimentaires. Cela faisait un moment que ce genre d'article me trottait en tête, un besoin d'en parler. Le sujet sera un peu plus personnel et moins joyeux mais de temps à autre je risque d'en glisser par ci par là. Je n'ai pas envie de virer blog façon journal intime donc ça sera en dose homéopathique. Mais quand ce genre de choses vous à suivi pendant près de treize ans dur dur d'oublier ou de s'en défaire. J'ai remarquer aussi qu'en dehors de la blogosphère tca ou alors sur de rares sites informatifs. On n'explique jamais bien la réalité encore moins l'après guérison. Alors que souvent  c'est une des parties les plus dures avec la guérison...

On estime que 50-60% d'anorexiques s'en sortent, pour le reste c'est la chronicité de la maladie qui s'installe ou un rapport difficile avec la nourriture pour le restant de leurs jours. Et enfin dans le pire cas de figure le suicide ou la maladie ont raison d'elles. Pour ma part je fais partie des 50-40% ayant une relation mitigée avec la nourriture.


Si je devais me ranger dans une catégorie de malade type qu'on retrouve souvent dans les tca ça serait : l'hypersensible paumée et contestataire. (même si je n'aime pas trop les clichés mais ça aide pour situer.) Je suis tombée là dedans d'abord parce que j'ai souffert de stress et de dépression post traumatiques puis ma nature hypersensible m'a fait faire de l'anorexie mon bouclier, la boulimie mon crachoir. L'anorexie boulimie, mon exutoire et c'est bien là le problème.


Il m'a fallut plus de dix ans et un rechute violente pour comprendre que je souffrais de troubles du comportements alimentaires. J'ai expérimenter une bonne partie de ce qu'on peut catégoriser là dedans : anorexie mentale, boulimie, anorexie-boulimie et même du mérycisme ainsi que des troubles du comportements alimentaires atypiques. Seul l'hyperphagie m'a été épargnée...
Ainsi que les symptômes physiques de la maladie : hyperactivité, insomnie, aménorrhée, perte de cheveux, douleurs dans certaines positions due à une masse graisseuse trop faible, troubles cognitifs, anémie, troubles digestifs, etc...

 


On croit souvent à tord que souffrir de tca ce n'est pas vouloir manger sauf que c'est un peu plus complexe que ça. Très souvent ce n'est que l'arbre qui cache la foret et la combinaison de différents troubles ou facteurs qui s'additionnent. Si je prends mon exemple je voulais d'abord perdre pour me sentir mieux. Puis pour gommer mes émotions trop fortes pour finir par vouloir totalement m'effacer ou m'annihiler. Ayant en plus de base une différenciation nette entre corps et esprit, dédaignant le premier pour n'exister que par le second. D'autres malades que j'ai rencontrer étaient par exemple d'anciennes droguées ou encore victimes d'abus sexuels ou de harcèlement, d'autres encore tentaient de pallier leur mal être en maigrissant. Il n'y a pas un cas pareil chaque malade est différent mais ce qu'on retrouver chez quasi tous : C'est l'addiction. Au début la motivation à maigrir est simple et vous satisfait mais une fois votre objectif atteint vous vous rendez compte que ce n'est pas suffisant et ne le sera jamais assez. Ainsi vous voudrez maigrir de 5 puis 10, 20 et pour finir le seul mot d'ordre c'est perdre. Il n'y a plus de limite. Le piège s'est refermé et par une logique absurde tout va finir par se lier à ce seul objectif. La nourriture devient autant un objet de convoitise que de torture.


Pour ma part j'en étais au point que si je ne trouvais pas tel aliment je préférais ne pas manger du tout. Ou encore recommencé trois ou quatre fois le même rituel si je ne pouvais le faire idem je jeûnais. Ma liste d'aliments" autorisés "était petite et précise et j'avais des heures pour me nourrir, toute ma vie était calculer et axée autour d'une chose : maigrir et les tca. Ou aussi quand une situation stressante se présentait mon contrôle sur moi même et la nourriture devenait encore plus drastique. J'ai d'ailleurs encore des restants de ce type de réflexe que j'essaye de faire partir. 


Durant ma rechute dans l'anorexie mentale, j'avais un blog et fréquentais la blogosphère de malade de tca, de régimeuses et autres filles voulant maigrir pour diverses raisons. J'avoue que quand j'y repense ça peut paraître " malsain " car certaines ne veulent que maigrir et s'encouragent à cela. Mais en même temps on se sent moins seule et il y a aussi les encouragements à guérir ou faire attention. Certaines régimeuses venaient demander des "astuces" pour  maigrir.  Je me voyais mal leur dire que me faire vomir était un remède miracle parce qu'au bout d'un moment ça abîme les dents à cause des sucs gastriques qui érodent l'émail ( les miennes le sont à cause de ça). Ou encore faire du sport à te péter le dos ( ma sciatique est en partie due à cela). Et puis ma façon de me nourrir était très codé et reposait sur toute une ritualisation étrange qui me rassurait. C'est comme ça que je me suis peu à peu rendue compte que j'avais un problème (certains tics ou aliments bannis survivent encore).

Le cliché du régime qui vous fait tomber dans les troubles du comportement alimentaire est fort. Seulement ce n'est que la goutte qui fait déborder le vase dans certains cas. D'après certaines études les tca auraient une origine génétique de plus les enfants dont les parents ont souffert de ça un moment de leur vie ont 50% plus de chance de développer cela. Il faut aussi rajouter les abus sexuels ou encore les troubles bipolaires et borderline, ceux anxieux et la dépression qui sont autant de pathologies qui alourdissent le tableau et le risque. La cause de ces troubles est multi factoriel pour ma part l'origine génétique y était en plus d'un terreau dépressif et anieux je cumulais donc assez de facteurs pour avoir la malchance d'en développer.

 


Beaucoup de boulimiques sont d'anciennes anorexiques très souvent ces deux pathologies sont liés et peuvent s'alterner pendant un certain temps. Pour se changer en un entre deux encore plus dangereux l'anorexie boulimie. Là il y a nettement plus de chance de mourir d'un arrêt cardiaque du à la dénutrition et à un taux de potassium trop bas ( hypokaliémie). Dans le genre méconnu et aussi sympa il y a l'ostéoporose ainsi que d’œdème ou encore de manque de phosphore voir d'hyponatrémie. Autant dire qu'à long terme ça abîme et vieillit prématurément le corps.


Après plusieurs années d'anorexie vient la boulimie qui est devenue de l'anorexie-boulimie. C'est d'ailleurs en partie "grâce" à ça que j'ai repris du poids lors de ma rechute. Contrairement à l'anorexie ou le fait de ne pas manger ou peu est plus vite perçu , la boulimie peut se cacher pendant des années sans que peu de gens le sachent ou ne s'en doutent. De plus comme le poids n'est pas toujours bas ça n'alarme pas l'entourage. A noter aussi que l'on peut souffrir de tca en étant obèse ou avec un poids normal, celui-ci n'est actuellement plus autant un critère déterminant. Chose plutôt positive car pour ma part on me menaçait de m'hospitaliser à 39 kilos je ne les ai pas atteint et ai fini par plonger dans la boulimie. Au final j'aurai préférer y arriver car j'aurai été prise en charge et pas errer plusieurs années encore à savoir ce que j'avais.

Ma période guérison a été houleuse et plus longue mais le manque de suivi n'a pas du aider. On s'est plus concentrer sur ma reprise de poids et le fait que je mange. Résultat : l'anorexie-boulimie m'a fait stagner pendant quasi 5 ans à un poids de 50 kilos. Mais mon comportement alimentaire n'a pas changer ce n'est que vers la fin de la vingtaine que j'ai commencer enfin à manger comme une humaine normale et sans rituel ou stress. Le travail psychologique a faire était énorme et long j'ai du réapprendre à manger et voir cela comme un besoin normal (chose que j'ai encore parfois un peu de mal avec).


Le fait de remanger m'a fait "souffrir" autant mentalement que physiquement. J'avais la nausée continuellement ainsi que des ballonnements (glamour tout ça), en plus de devoir lutter contre le fait de recommencer à me faire vomir. La prise de poids aussi était difficile mais quand j'ai vu que ma santé était moins fragile je l'ai mieux accepter. Ce n'est que depuis deux ans environ que mon corps me signale que j'ai faim avant ça c'était chaotique et parfois je ne le sentais pas tellement j'étais habituer à l'ignorer.


Pour qu'un malade de tca guérisse il faut que ça vienne de lui sinon ça ne fonctionnera pas au mieux la personne tentera de se soigner et reprendre du poids mais n'y arrivera pas car se sentira forcé. Au pire elle se braqua et plongera encore plus dans la maladie et ne voudra rien entendre. Il faut mieux essayer de l'encourager ou de l'accompagner et surtout ne pas fermer les yeux sur cette maladie. Et quand c'est plus compliqué et que la personne ne veut pas, il faut voir si elle n'a pas d'autres troubles qui interfèrent aussi et essayer de lui ouvrir les yeux. Le recours au chantage n'est pas une bonne idée par contre dans certains cas (mise en danger de soi même ou d'autrui) obliger légalement quelqu'un à se faire soigner devient la seule solution. Mais ça reste délicat et en fonction du cas de la personne. Pour ma part on a employer le chantage et la pression mais aucun accompagnement ce que je déplore en plus d'avoir été finalement abandonner à mon sort et ne dois ma partielle guérison qu'aux rares amis qui m'ont soutenu. Mais pas ma famille.

Actuellement je dirai que je suis presque guérie car il y a quelques restants de ce comportement addictif qui résistent. Le fait de toujours vouloir maigrir et voir cela comme une solution miracle dès que quelque chose ne va pas. Ou encore que je me vois encore trop grosse par rapport à ce que je suis réellement. Voir aussi que certains aliments résistent encore à mes anciennes peurs et me font culpabiliser quand j'en mange. Mais surtout une aversion violente à la moindre remarque sur mon apparence ou mon poids et ce même si c'est pour "rire". J'y travaille encore d'ailleurs.

Le point le plus important c'est que de savoir que c'est long et qu'il y a au moins une rechute pour se sortir de là mais ce n'est pas impossible. Il faut aussi sortir de ce raisonnement qui est maigrir résout tout mes problèmes et est ma raison de vivre ou me permet d'occulter tout car c'est plus une fuite qu'une réelle solution. Trouver quelque chose qui remplace ça aide grandement ainsi que s'en rendre compte. Soigner et trouver quels traumatismes ont peu à peu fait que la personne ait finit par développer un trouble du comportement alimentaire. Déconstruire une logique destructrice en quelque chose de plus positif et se reconstruire.

Mon article est nettement plus long que prévu et j'ai eu du mal à le finir. Je l'ai plusieurs fois et ai hésiter à le poster. Mais je trouve que c'est "important" dans le sens où l'on voit peu ou entend peu parler de l'après guérison et de ce que sont devenus d'anciennes malades. Surtout si elles ont  rechuter et comment est leur quotidien. En espérant avoir été instructive un minimum si vous avez quelque chose à rajoutez ou si vous aussi avez souffert de ces maladies voir avez quelqu'un qui en souffre dans votre entourage. Dites-le moi en commentaires.

mardi 22 janvier 2019

Réémigration sur blogger



J'avais déménage sur wordpress il y a un moment mais je pense de plus en plus à revenir par ici malgré des changements un peu bizarres. Mais je trouve blogger plus facile d'emploi et moins impersonnel aussi. Le trafic est meilleur en prime niveau visibilité.

Le temps que je retrouve mes marques et déménage tout ce qui est là bas par ici. Chose amusante ça ressemble à ma vie actuelle où je suis entre deux maisons et n'ai pas d'ancrage fixe ni de réel chez moi, déménageant mes affaires au gré de mes obligations surtout.

Il y a quelques articles que j'ai remis en ligne en attendant de nouveaux, histoire de remplir ça et avoir un blog plus maniable et moins clean que la plupart mais ça sera abordé dans un futur article d'ailleurs.

Puis surement un côté plus journal pas très intime histoire que mon blog s'étoffe un peu. J'aime avoir un mix hybride entre thème central et quelques petits trucs en plus histoire de ne pas tourner en rond.

 

 


jeudi 13 septembre 2018

The Darkling Tag in french version



Ce tag (eh oui encore un mais j'aime bien), je l'ai vu sur différentes chaines youtube surtout en anglais et quelques rares en français. Et comme c'est fun de le faire, je m'y mets aussi.


1) Quel ton parfum de bougie favori?
Je suis plus encens en fait mais sinon je dirai chocolat

2) As-tu un livre favori?
J'en ai pleeeein! Mais sinon je dirai Beyond the Dark Veil ce livre me plait énormément parce qu'il est beau et dégage une émotion spéciale. La trilogie du Livre perdu des sortilèges, Gothic lolita, Blame.

3) Es-tu plus thé ou café?
Thé! Je suis une fan de thé j'en bois même avec du lait à l'anglaise.

4) Quelle est ta marque et couleur favorite de rouge à lèvre?
Ben en fait vu que je ne maquille pas... J'en ai pas.

5)Quel est ton parfum favori?
Hypnotic Poison de Dior, je boirai bien son contenu mais c'est dangereux.

6) As-tu une célébrité sur laquelle tu craques?
Plusieurs je dirai même que je devrais avoir un harem.lol Mais actuellement je fais une fixette sur Dave Gahan (période années 90).

7) Si tu devais abandonner la couleur noire, quelle autre choisirais-tu?
Le violet ça peut être assez foncé et proche du noir.

8)Si tu devais changer ton nom pour un pseudo typique des années 90/2000, lequel ça serait?
Euh un truc avec Lilith ou Raven dedans peut-être, ça m'inspire moyen j'avoue.

9)Quels sont les 3 trucs pour survivre à la chaleur en été quand on porte du noir?
Porter des couleurs ou du blanc si on sait, boire beaucoup, se mettre à l'ombre, se tartiner d'écran total et sortir quand il fait moins chaud. Avoir une ombrelle et un éventail aussi. Y en a plus que 3.lol

10) Quelle musique te rend toujours heureuse( pas forcément d'un artiste gothique)?
La bande originale de Nightmare Before Christmas je suis ultra fan de cette musique, sinon Map of the Problematique de Muse.

11) Es-tu active dans les arts ( ex: jouer d'un instrument, peindre, écrire, etc...)?
Oui beaucoup je suis très créative vu que je dessine, peins, écris, créer plein de choses (peluches, coussins, bijoux etc...). Je couds aussi parfois des vêtements et je manque de temps pour finir mes créations surtout.

12) Si tu avais un mug ou une tasse avec une inscription juste pour toi, laquelle ça serait?
Creepy girl or Doll haunted this place.

13) Quel est ton passe temps favori pas tellement gothique?
Jouer au Sims, et lire des fanfictions ça compte?

14) Si tu pouvais être une créature surnaturelle laquelle serais-tu et pourquoi?
Vu que je suis déjà une vampirette, je dirai une sorcière. Car elle reste humaine, vivante et n'est pas condamnée à l'immortalité. Puis avoir des pouvoirs comme la guérison ou les poisons c'est assez classe.

15) Quel super pouvoir de monstre voudrais-tu?
La nécromancie c'est pas mal et m'attire bien si je voulais dominer le monde. Sinon pouvoir faire peur en général.


16) Te sens-tu assez à l'aise et sûre de toi pour parler et échanger avec d'autres goths (IRL ou online)?
En général oui mais j'ai assez rarement rencontrer de gothiques pédants, excepté une fois online. Mais étant quelqu'un d'adaptable je sais m'en sortir face à des gens chiants. Puis j'ai pas mal d'amis qui ont aussi un look alternatif.

17) Qu'est ce qui est plus important : Une belle coiffure ou un beau make up?
Vu que je ne me maquille pas une belle coiffure!

18) Y a t-il quelque chose que tu voudrais qu'il y ait plus dans cette subculture?
Plus de gens qui soient goth dans mon coin. Car quand je vois par rapport à d'autres pays la Belgique est pauvre en communauté gothique. Sinon en général moins de jugement du genre ce n'est pas assez goth. Sérieux c'est soulant déjà que tu es jugée en dehors alors si on est pas capable d'être plus ouvert y a un souci...

19) Une histoire embarrassante à raconter par rapport à ton côté obscur?
Pas vraiment mais j'ai une mémoire de petit pois pour ce qui est des souvenirs aussi.

20)Es-tu doué en DIY?
Vu tout ce que je fais et sans me vanter je dirai plutôt juste il faudrait que ça fasse plus pro. Sinon c'est gratifiant de porter ce que tu as créer de tes mains.


Vrai ou Faux

-J'aime regarder des films romantiques ringards. Faux c'est pas trop mon truc plutôt les amours tragiques.

-Je me rappelle toujours de me démaquiller avant d'aller dormir. Faux vu que je ne maquille pas.

-Je dors avec des peluches. Vrai surtout si je compte mon chat ça en fait deux.

-Je porte des pyjamas qui ne sont pas noirs pour dormir. Vrai j'en ai des violets, verts, bleus, rose mais pas noir c'est marrant mais j'avoue me fiche un peu de mon pyjama tant que c'est confortable.

-J'écoute un groupe de boy bands qui a été dissout il y a pas mal d'années. Vrai j'ai cacher au fin fond de mon pc une chanson des backstreet boys que j'aime encore bien.

-Je pense qu'Andrew Eldrich est surestimé J'en sais rien  J'aime Sisters of Mercy, c'est un bon groupe et j'aime beaucoup sa voix.Mais je ne me suis jamais vraiment pencher sur la question.

-Je n'aime pas les vampires. Faux vu que j'en suis un ça serait con de me détester. Blague à part depuis que j'ai lu Anne Rice ça m'a donner une autre vision de cette créature.

-Je n'aime pas les clubs. Ca dépend si c'est gothique ça me va mais sinon non je n'aime pas.

-Je suis plus encline à sortir avec un gothique ou quelqu'un d'alternatif. Faux j'ai appris que ça ne fait pas tout et préfère quelqu'un qui ne l'est pas forcément.

-Je n'aime pas les cimetières. Faux j'adore ces lieux j'aurai bien aimer devenir fossoyeuse même pour pouvoir y rester plus longtemps. Ce sont des lieux beaux et calmes.

-Le sang me rend malade. Faux je supporte assez bien la vue un peu moins l'odeur mais c'est surmontable et ne me rebute pas tant que ça au final.

-Je suis proche de l'évanouissement si je caresse une araignée. Faux enfant je les prenais en mains donc les caresser me rebute pas tant que ça finalement.

-Je n'aime pas les maisons hantées; Faux vu que je ne crois pas aux fantômes et autres esprits. Vivre dans une maison hantée ne me ferait pas peur. J'aime justement bien visiter ce genre de lieux souvent à l'abandon.

-Je cherche les réductions sur Hot Topic. Faux vu que je ne sais pas commander dessus.

-Je n'ai jamais lu Dracula. Faux ça doit faire quatre fois que je l'ai lu déjà.

-Je trouve que "Bela Lugosi's Dead" est une chanson longue et ennuyante. Faux j'aime cette musique qui au final est hypnotique. Après il faut aimer Bauhaus aussi.


Voilà si vous aussi vous testez ce tag dites le en commentaire ça m'intéresse toujours de lire les réponses des autres.